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Au théâtre de la porte Saint-Martin Le Songe d’une nuit d’été revient pour 60 représentations. Lorant Deutsch refait le tour des médias pour mettre à l’honneur William Shakespeare remis au coup du jour.

 

Bienvenue dans un univers des années 70, avec des formes rondes, des barres métalliques, culte du noir et blanc. D’ailleurs les ouvreuses et ouvreurs sont vêtus pour les uns d’un pantalon noir et d’une chemise blanche avec chapeau melon et pour les unes, des robes courtes. Le décor de la pièce se précise. Le rideau rouge se lève. Une dizaine d’amazones en robe d’époque se déhanchent sur fond musical. En fond de scène se déploie un grand escalier avec des marches en forme circulaire entouré de hautes barres d’aluminium. Un peu un univers à la Barbarella.

Nous sommes dans Athènes où un père, Egée réclame justice car sa fille, Hermia refuse d’épouser l’homme qu’il lui a choisi, ­Démétrius. Elle aime Lysandre qui l’aime en retour. Hélène, amie fidèle d’Hermia est amoureuse de Démétrius. Thésée propose à la jeune fille trois choses : soit elle suit les ordres de son père, soit elle rentre dans les ordres ou soit elle sera tuée. Elle décide de s’enfuir la nuit avec son amant afin de se marier en secret. Hélène va s’empresser de tout révéler à Démétrius pour espérer être aimé en retour. Ils s’aventurent dans la forêt, un lieu étrange et mystérieux où des fées, des esprits malins y vivent. D’ailleurs, ils vont rencontrer Puck qui va leur jouer des tours. Les roi et reine de la forêt tout de cuir vêtus vont suivre l’histoire des ces amoureux. On va y rencontrer des artisans qui répètent une pièce pour qu’elle puisse être joué au mariage de Thésée. Un vrai moment de comédie interprété par ces 4 acteurs de tout âge, que cela soit le tisserand, Bottom changé en âne qui ravi le coeur de la reine Titania ou le menuisier, d’âgé d’au moins 80 ans, déguisé en un vieux lion fatigué ou encore à la scène finale où les artisans jouent la «courte et fastidieuse» histoire de ­Pyrame et de son amante, Thisbé.

Entre Barry White et la musique de la série Chapeau melon et bottes de cuir, les danses des amazones, ces amoureux vont jouer à un jeu de chassé-croisé pour notre plus grand plaisir. Sous le charme de la mise en scène vraiment dynamique avec des costumes d’un délice-retro. J’ai beaucoup aimé le pantalon bleu coupe droite moule-boule, pli centré porté par Lisandre ou la tenu en cuir d’Obéron, lunette noir sur le nez. Tout est pensé dans les moindres détails. Mais est-ce assez? Nous sommes sorties contents d’avoir vu un spectacle avec une belle mise en scène, des très bons acteurs, des beaux costumes et c’est tout. A part la scène finale, rien de désopilant. Il manquait un je ne sais quoi pour que j’en sois charmée, conquise et enthousiaste.

Est-ce le texte de Shakespeare?  Peut-être qu’une nuit prochaine, au retour du beau temps, je ferais un beau songe, une nuit d’été.

Mise en scène : Nicolas Briançon
Adaptation : Nicolas Briançon et Pierre-Alain Leleu

Avec : Lorànt Deutsch, Nicolas Briançon, Carole Richert, Eric Prat, Marie-Julie Baup, Nicolas Biaud-Mauduit, Sarah Stern, Thibault Lacour, Jean-Loup Horwitz, Dominique Daguier, Patrick Alexis, Léon Lesacq, Laurent Benoit, Thierry Lopez, Carole Mongin, Armelle Gerbault, Jessy Ugolin, Ofélie Crispin, Marlène Wirth, Aurore Stauder.

Ce qu’en dit la presse
Les Echos : « Un rêve électrique, fourmillant d’idées !« 
Le Figaro : « Rafraîchissant et divertissant !« 
L’Express Style : « Désinvolture et glamour ! Un divertissement plein de charme et de Gaité (…) un univers coloré, décalé et loufoque.« 
Le Parisien : « Une formidable Réussite !« 

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