Il y a des lettres anonymes qui peuvent changer notre vision du monde. Ne pensez pas à un courrier menaçant. Pensez plutôt à une lettre d’amour passionnée, enflammée que vous recevriez le jour de votre anniversaire d’une inconnue.

Laetitia Lebacq donne vie à la nouvelle de Stefan Zweig, « Lettre d’une inconnue« . Dans la salle, l’obscurité se fait. Une douce musique se fait entendre et s’accompagne d’une voix off masculine. Les paroles s’affichent également sur un rideau sur scène. Puis la lumière revient doucement orientée vers la comédienne qui prend alors l’identité de cette inconnue qui a adressé une lettre à un écrivain. Une femme qui va raconter son histoire, sa passion, sa vie.Un regard lui a fait chavirer le coeur à ces 13 ans. Depuis, elle lui voue un amour inconditionnel. Le temps lui permettra de le retrouver mais jamais il ne la reconnaît. Elle reste une belle femme pour une nuit parmi d’autres pour lui. 

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L’histoire est saisissante et troublante. Un amour fou et incroyable d’une femme qui a pu calmer son ardeur suite à la naissance de son fils. Mais à sa perte, à cause d’une grippe, il a décidé de tout lui avouer mais dans l’anonymat. De toute façon, il ne l’a jamais reconnu. Laetitia Lebacq devient cette femme passionnée et elle y met tout son coeur, sa force et son énergie. La folie est sous-jacente dans chaque mot. Elle marche, pleure, danse, court, crie… La scénographie de Murielle Lavialle est vraiment très bien pensée et occupe tout l’espace. Rien n’est laissé au hasard. La lumière tombe toujours au bon moment au bon endroit, mettant en valeur le nécessaire. L’alternance avec la voix off met du relief dans le récit de l’inconnue. La musique délicate accompagne à merveille le contexte. Le temps s’envole assez vite car nous sommes perdus dans les tréfonds de l’émotion. 

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Un spectacle étonnant qui rend à merveille hommage à la plume de Stephen Zweig.

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