Luc Petton achève son triptyque avec sa nouvelle création Light Bird avec des grues de Mandchourie. Sur scène, il implique les danseurs avec les oiseaux pour créer une ambiance particulière. Une rencontre assez particulière et singulière à la fois aussi bien pour les artistes que les spectateurs.

g_Chaillot15PettonBird33b
© Virginie Pontisso

Après La confidence des oiseaux et Swan, Luc Petton met une dernière fois en rapports des oiseaux avec des danseurs. Pour cette dernière création, il met en scène trois danseurs professionnels (Sun-A Lee, Yura Park et Gilles Noël), lui-même, un musicien et deux grues de Mandchourie. C’est indéniable, se sont de magnifiques animaux avec une grâce naturelle. Mais l’osmose dans l’ensemble ne fait pas mouche. Trois univers (animal, humain et musical) se côtoie toutefois rien d’harmonieux en sort. J’apprécie de voir des oiseaux comme je pourrais en voir au zoo et des danseurs que je pourrais voir dans un vrai spectacle de danse contemporaine. D’ailleurs, j’aime beaucoup les moments de danse entre les deux femmes et l’homme, même si j’ai une véritable préférence pour les deux excellentes danseuses. Luc Petton détonnait avec ces artistes pleins de souplesse et d’énergie tout comme la musique joué en directe souvent trop forte.

g_Chaillot15PettonBird12b
© Virginie Pontisso

 

On peut dire que ce spectacle a pour objectif aussi de parler des grues de Mandchourie en voie de disparition malgré qu’elles symbolisent en Extrême-Orient la fidélité, le bonheur et l’immortalité. Et qu’un programme de réintroduction en milieu fait partie du projet créatif. Mais cela ne donne pas une plus-value au spectacle. Les oiseaux auraient été en papier, en ombre, en projection… auraient donné un peu de magie et moins l’impression d’emprisonner des animaux dans un espace et les inciter à bouger à certains endroits contre de la nourriture.

© Virginie Pontisso
© Virginie Pontisso

Le manque d’émotions s’est fait ressentir engendrant une très grande déception artistique. La danse passe plus par le cœur que la raison et sans frémissement juste l’ennui vient. La satisfaction se fait juste car le spectacle dure 1h10, ce qui est bien dommage.

Tags:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *