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La Villette accueille pendant quelques jours Josef Nadj pour permettre au public parisien de découvrir deux de ces créations Les philosophes et Ozoon ainsi qu’un concert film Elegia. Direction la salle obscure sombre et ronde pour pénétrer dans un univers bien particulier.

La lumière doucement se tamise. Deux hommes tout de noir vêtus montent sur la scène ronde et s’assoient derrière leur installation musicale où se côtoient percussions et instruments à vent. Puis soudainement trois hommes recouverts d’une tenue assez épaisse déambulent étrangement autour de la scène tout en portant des masques plastiques, déformants leurs visages. La musique prend sa place et vit au rythme des danseurs.

N’attendez pas ici à entendre de la musique ordinaire. Elle se rapprocherait d’une musique expérimentale qui me rappelle les concerts de crissements sur tableau de craie ou les concerts de chaises glissées sur le sol. Quelques notes me font frissonner d’horreur. En parallèle, les hommes s’agitent, bougent et s’investissent dans leur rôles d’humanimalité. L’homme partagé entre ces racines animales et sa modernité se mène un combat sans fin. D’ailleurs, les gestes des danseurs mélangent ceux d’animaux et ceux de fous. Cela m’a perturbé et je pense que personne ne peut rester sans réaction face à ce spectacle.

Attention, aller à la découverte d’Ozoon est réservée à un public averti et connaisseur serait même mieux. Cet ovni culturel surprend tout comme il dérange. Même si l’ensemble artistique peut passer au dessous de nous, il a dans sa dissonance et dans sa désorganisation qu’apparente un quelque chose d’étrange.

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