MMINTIMEMarilyn Monroe fait encore parler d’elle et intrigue tout en séduisant de nombreuses personnes. C’est d’ailleurs pour cela que Claire Borotra a pris sa plume et son talent pour interpréter son histoire sur les planches du Rond-Point.

Claire Borotra possède plusieurs cordes à son arc. Elle est à la fois comédienne, présentatrice, productrice, auteure…. Et puis un jour, elle s’est rendue compte que depuis plusieurs mois elle écrivait un récit pour faire un roman et c’est l’histoire de Marilyn en toile de fond qui apparu. Après avoir quitté depuis 10 ans les planches, elle décide de revenir sur scène avec son texte retravaillé par Didier Goupil et avec à la mise en scène Sally Micaleff.

1h15, c’est un peu court pour raconter la vie tumultueuse de cette femme hors-norme. Abandonné par sa mère interné pour folie, Marilyn semble elle aussi souffrir de ces même troubles la plongeant dans une tristesse indescriptible. Sa beauté compense son côté lunatique et insatisfaite. Elle quête après l’amour que cela soit celui des hommes où d’enfants qu’elle n’arrive pas à avoir. Sa détresse va l’a mener à son suicide même si un léger doute plane sur cette véritable fin.

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L’actrice, seule en scène occupe l’espace assez bien aménager avec un porte vêtements à droite, un lit, un espace vide sur un tapis neutre et derrière l’ensemble une balustrade blanche. Un sublime et délicat jeux de lumière accompagne avec la comédienne dans ces déplacements et les changements d’époque. La lumière est clée dans le spectacle. Je tire mon chapeau à Jean-Philippe Viguié pour ce travail pointu et intelligent. Ainsi Claire Borotra passe de l’ombre à lumière comme de l’amour à la folie. Le temps passe vite alors il faut faire un choix pour raconter Norma.

Le choix se fait surtout sur le lien entre Marilyn et sa mère. La comédienne a fait le choix de créer un lien entre elle et sa mère, lointaine. Elle lui parle que cela soit lorsqu’elle était dans un pensionnat jusqu’à sa séparation avec Arthur Miller en passant très très vite sur son aventure avec le président américain pour finir brutalement sur sa mort. Les passages entre les âges se succèdent un peu vite pour moi même si la mise en scène est bien agencé. Je me sens un peu frustrée de l’histoire.

Je ne comprends pas la pudeur de la comédienne à ce changer devant le public dans le noir ou porter une nuisette couleur chair pour mettre une autre robe. Marilyn est une femme exubérante, aimant son corps et n’a pas de souci avec la nudité. Outre le fait qu’elle a fait des photos de charme dans sa jeunesse, l’actrice en parle et se cache derrière des artifices. Que cela signifie t’il? Une volonté de mise en scène ou un souci de confiance dans son corps de la comédienne ou la peur de choquer un public un peu pudibond? L’exubérance est pourtant bien jouée hors de ce corps pourtant sublime.

Malgré que les jeunes femmes a côté de moi étaient en pleurs, je reste sur ma fin. J’avais envie de crier « C’est un peu court jeune homme, on aurait pu dire bien des choses en somme….« . Un peu court, un choix un peu simple mais pratique pour faire un spectacle d’1h15 sur une vie aussi surprenante que cette blonde sexy.

Jusqu’au 5 juillet 2014 au théâtre du Rond-Point

 

 

 

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