Et si vous croisiez une version de vous plus jeune, que lui diriez-vous? Vous discuteriez de vos rêves et vos espoirs pour faire face à la réalité qui a pris le dessus. Seriez-vous heureux ou pas? 

Pendant plusieurs soirées, la Maison des métallos met en avant une création qui fait parti d’un projet. Une vingtaines d’histoires courtes sont en court d’écriture. Les quatre premières sont en présentation et en affinage. L’idée tourne autour qu’un adulte rencontre son double enfant avec lequel il échange. Chaque personnage est un peu particulier. Pour les deux premières, on rencontre une femme qui rêvait d’amour avec un migrant qui ne parlait pas français et une femme avec un désordre mentale.

Par chance, chaque prestation dure 30 minutes chacune et pas plus, heureusement. Le temps filait doucement et tout s’éternisait. Il y a de l’idée pour le concept avec les questions sur l’immigration et la folie. Mais le texte manque de relief. En plus la mise en scène m’a beaucoup interrogée. Pour la première partie, il y avait un bruit de fond assez irrégulier dans le volume et des bruits proposés. J’avais l’impression que des personnes avaient laissé leur téléphone portable allumé. De même, pourquoi les comédiens étaient souvent assis ou couchés. Qu’elle était le sens? Pourquoi y avait-il des pizzas et qu’elle est leur sens sur scène? Pour la deuxième partie, le duo Geneviève Sorin et Erell Gayrard fonctionne assez bien. On sent que Geneviève Sorin maîtrise avec perfection son corps dans son instabilité. Elle joue à merveille la folie tout comme la jeune Erell Gayrard. Dommage que le texte ne pousse pas plus loin le rapport entre la folie et le monde réel.

Une soirée assez décevante. Il y a de l’idée dans le concept mais il mérite d’être plus travaillé.

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