Pendant 10 ans, une femme défraie la chronique. La multimilliardaire Liliane de Bettencourt essaie de prouver sa santé mentale à sa fille et aux médias. Use t’elle de façon raisonnable de son argent ?

Bernard Besserglick a été assez impressionné par les aventures de l’héritière de l’Oréal. Il a décidé alors de s’inspirer des aléas médiatiques concernant Liliane de Bettencourt et son lien d’amitié avec le photographe François-Marie Banier. La fille de la multimilliardaire ne voit pas d’un bon œil cette amitié qui fait dépenser beaucoup d’argent à sa mère. Elle portera même l’affaire au tribunal afin de la privée des accès à son compte en banque et de pouvoir décisionnaire pour l’entreprise. Une vraie lutte familiale qui a permis de faire couler beaucoup d’encre. L’auteur s’en inspire fortement pour créer une fiction avec une femme riche vieillissante et des soucis de famille.

Christiane Corthay interprète cette femme qui répond à des questions pour évaluer sa sénilité. Assise, seule dans un fauteuil, elle répond à des questions sur sa relation avec un artiste qu’elle soutient financièrement, l’antisémitisme de son père, la relation avec son mari… Grâce au contact du photographe, elle s’est épanouie comme femme de lettres et de société. Enfin quelqu’un qui lui redonne le goût de vivre contrairement à son mari et à sa fille. La solitude est de nouveau sa compagne en général à cause de sa fille et des affaires médiatiques qui la touche, la pousse de nouveau à s’isoler. Un enfermement renforcé avec le fait que nous n’entendions jamais les questions et qu’il ni a pas d’univers sonore. Un silence qui accompagne la belle prestation de la comédienne qui souligne avec élégance les émotions et la fragilité de son personnage.


Une approche tout en douceur et en lenteur d’un fait médiatique qui a marqué les mémoires. Les affaires des gens riches intriguent toujours.

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