Pour fêter les deux cents de la naissance d’Offenbach, pourquoi ne pas faire une émission spéciale sur lui. En plus, il serait l’invité spéciale pour parler de ces créations, de sa musique et de ses amours. L’idée est bonne mais la résultat n’est pas au rendez-vous.

Avec un titre comme « Les folies d’Offenbach », il n’en fallait pas plus pour piquer ma curiosité. Assez vite je réserve mes places avec des airs dans la tête et des situations drolatiques. La salle est pleine mais très vite je déchante. Le décor est plus que sommaire. On voit la peinture qui s’écaille, de la colle paillette, une affiche réalisée à la main et d’autres éléments qui font genre « J’ai un petit budget mais je vais faire de gros effets ». Au final cela donne une ambiance carton pâte qui n’annonce pas une suite très glorieuse. Pourtant, j’ai vu de très nombreux spectacles qui retirent le décor si au final cela n’apporte rien. Parfois le minimalisme justifiée est une grande audace. Une fois que l’on se fait une raison, le musiciens arrivent avec des vieux costumes et en fond de scène. Ils sont un peu cachés et relégués derrière. Ce qui veut dire que le plus important se passera devant. Des comédiens arrivent et plantent le contexte du récit. Pour fêter les 200 ans de naissance d’Offenbach, on organise une émission où il sera l’invité. Un peu le retour d’un mort vivant. Et voilà qu’arrive un comédien avec une perruque sur la tête où l’on voit tout le plastique couleur chair sur son front. Visuellement, c’est très gênant et cela accompagne le côté très économique du décor. Il parle avec un accent allemand issue de l’imaginaire collectif. En soit, pourquoi pas car le compositeur était d’origine allemande.

Puis les comédiens vont et viennent en jouant et chantant des extraits des pièces connues du fameux Offenbach, sans oublié de changer de costumes. Mais la sauce ne prend pas et l’ennui me guette de plus en plus. Le coup de bambou arrive quand on annonce un entracte. Voilà qu’en plus il se prend pour un grand spectacle. L’envie de fuir me taraude. Sauf que je ne suis pas seule. Mon binôme de spectacle qui rit de mon abattement me dit : « La seconde partie sera peut-être mieux? ». C’est difficile à croire que cela soit possible. Patiemment, j’attends la reprise. Pas de nouveauté sur scène, on continu comme avant. Par contre, on trouve plus de blagounettes avec des références modernes aussi bien à Shakespeare que Polytechnique. Qui d’ailleurs ne font pas rire tous le monde car il fallait connaître les références évoquées. Il y a des détails cachés comme le nom Pathé écrit sur un panneau. Ce n’est pas en lien avec Pathé cinéma que vous connaissez mais Pathé musique qui a enregistré des morceaux du compositeur. Ils ont cherché à dynamiser l’ensemble avec cinq danseuses. Elles sont très jolies et portent très bien les costumes qu’on leur a donné. Souvent, elles dansent en décalé surtout sur la partie classique et c’est ennuyant aussi. Au final, mon moment préféré est quand j’ai pu enfin partir.

Il faut se méfier parfois des titres accrocheurs et aller se faire une bonne toile.

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