Que diriez-vous de prendre rendez-vous avec le cirque Le Roux? Rien de tel qu’un moment mêlant folie, humour et talent pour vous émerveillez. Petits et grands, aller partager un grand moment assez singulier.

Le cirque Le Roux se fait connaître grâce à leur premier spectacle « The Elephant in the room » joué plus de 400 fois dans le monde. Une identité visuelle et artistique très marquée et assez atypique. Leur source d’inspiration : le cinéma. Leur force : les acrobaties de précisions. Des atouts qu’ils reprennent pour leur deuxième opus de leur diptyque qui porte le nom intriguant « La nuit du cerf ». On ne s’étonne pas de voir au début un grand rideau de tulle sur lequel est projeté le générique avec une musique envoutante jouant avec le vivant en plateau et l’animation. Puis un des circassiens vient au devant de la scène pour nous dire que bientôt il va mourir. Pour savoir comment, nous allons découvrir les circonstances de ce funeste évènement en direct live. Le décor intérieur se dévoile avec deux pièces et l’entrée d’une belle demeure. Toute une famille se retrouve pour l’enterrement de Miss Betty. L’occasion favorise les mésaventures pour les trois enfants.

L’aventure peut se résumer dans la citation de Hunter S. Thompson « La vie ne doit pas être un voyage en aller simple vers la tombe, avec l’intention d’arriver en tout sécurité dans un joli corps bien conservé, mais plutôt une embardée dans les chemins de traverse dans un nuage de fumée, de laquelle on ressort usé, épuisé, en proclamant bien fort : quelle virée! ». Progressivement, on se sent emporté par un vent de folie où amour, amitié et règlement de compte sont les bases. Et le tout emballé toujours dans le monde du cinéma influence Nouvelle vague française et mouvement Grindhouse américain des années 70. Les costumes ne sont pas en reste avec des vêtements adaptés à toutes les tailles et toutes les nécessités artistiques. Il ne faut pas oublier que c’est à la base du cirque. Par chance, nous allons assister à des numéros d’une grande précision particulièrement avec les acrobaties au sol. Des lancées et des réceptions où la taille et la force des porteurs contrastent avec celle des deux demoiselles qui voltigent. Les six circassiens, montrent également l’étendu de leur talent avec la contorsion, le trapèze, le fil de fer et même le patin à roulettes. Rien ne les arrête pour mettre leur technique au service de l’émerveillement.

On salue l’intelligence de la scénographie de Charlotte Saliou dans toute la construction du spectacle. Surtout sur la scène de fin qui est époustouflante. Des décors qui sont démontés intégralement pour laisser place à une plateforme mouvante sur laquelle différents agrès se combinent pour mieux nous en mettre pleins les yeux. La magie opère aussi grâce à la composition musicale d’Alexandra Streliski qui trouve toujours le juste équilibre entre action et émotion. Sans oublier l’importance de la lumière qui créé cette ambiance si particulière et valorise au mieux les choses primordiales. Pierre Berneron montre à son tour son habileté à la magnificence. Une équipe qui a su combiner son adresse, sa dextérité et ses aptitudes à faire une proposition audacieuse et créative.

Une oeuvre de « ciné-cirque » renversante qui saura vous époustoufler. Ne passer pas à côté de ce bijou brut.

Où voir le spectacle?
Le théâtre Libre
4 boulevard de Strasbourg
75010 Paris

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