Prenez votre agenda et bloquez du 19 mars au 13 avril 2019. Le théâtre de Vanves vous a concocté un festival aux petits oignons. Pendant quatre semaines vous allez rencontrer des artistes passionnés, des jeunes compagnies enflammées, des créations surprenantes… Vous voulez en savoir plus?

Le festival Artdanthé, c’est quoi?
José Alfarroba a constaté que les jeunes générations de chorégraphes n’avaient pas vraiment d’espace pour montrer leurs premiers projets. Afin de leur donner de la visibilité, il a décidé de créer un festival où les jeunes talents allaient côtoyer les chorégraphes plus expérimentés. Ainsi Artdanthé pris naissance en 1998 au théâtre de Vanves, en région parisienne. 700 compagnies ont pu ainsi montrer l’étendu de leur talent et de leur créativité depuis la création. La qualité des spectacles a permis d’acquérir au festival une reconnaissance aussi bien auprès des professionnels que du public.

Que nous réserve cette nouvelle édition?
21 ans plus tard, le festival a changé et s’est ouvert à l’international et à d’autres disciplines. On y découvre également des performances, des pièces du répertoire, des reprises, du théâtre, des arts plastiques, des projets en cours d’élaboration, des expérimentations, des concerts, des projets avec des amateurs, des propositions pour le jeune public… Cette année 50 projets sont proposés avec 16 pays participants. Vous l’aurez compris la programmation se montre assez riche et diversifiée. Les artistes investiront différents lieux de la ville de Vanves mais également d’autres espaces, porteurs également de projets hybrides.

Le retour de [Déca]danse?
Pour la troisième année [Déca]danse expose de nouveau des projets en cours d’élaboration. Ils seront pendant l’année accompagné par le théâtre de Vanves jusqu’à l’aboutissement de leur création pour la présentation pour la saison prochaine ou la suivante. Cette année au programme nous pouvons découvrir dans [Déca]danse#4 parcours 1 : l’adaptation du roman Ton Père de Christophe Honoré par Manuel Vallade et Thomas Quillardet dans La nuit à peine;  le Collectif Eukaryota propose une réflexion sur le rapport de l’homme à la nature avec Les assaillants; Lorenzo De Angelis poursuit sa série sur la violence avec A L’Effigie; Marine Collard s’interroge : sommes-nous proches de l’effondrement ? dans Notre Faille. Et dans[Déca]danse#4 parcours 2 : FOGHORN (ou le sens des choses) qui s’inscrit dans le cadre d’un cycle de recherche autour des notions de révolte et d’impuissance par Jeanne Brouaye; Eleni Ploumi soumet une réflexion sur le fonctionnement du corps dans Stirring Pan; Malika Djardi montre la modification de son point de vue avec Pier 7; Christine Armanger s’empare de la conjuration de la mort avec MMDCD; Nosfell raconte un conte cruel inspiré de sa jeunesse avec Le Corps des songes.

Au programme qu’est-ce qu’il y a?
Vous pourrez découvrir Annabelle Chambon & Cédric Charron dans Tomorrowland  dans une performance pleine de vitalité avec un musique électro-rock jouée en live. Léa Moro explore l’univers des parcs d’attraction en quête de la compréhension du plaisir avec Fun!. Sofian Jouini nous guide vers des interrogations sur les Natures. Lorenzo De Angelis explore l’identité autour de Personne. PA. KO Doble pousse la réflexion sur le lien avec la relation entre l’intimité, les matériaux de travail et leur continuelle transformation suite à la collaboration de Paola Stella Minni et Konstantinos Rizos. Le chorégraphe et danseur Gabriel Schenker déconstruit et reconstruit le réseau complexe des couches d’impulsions de la composition dans Pulse Constellations. Louis Arene et Lionel Lingelser nous plonge dans l’univers de Copi qui nous confronte à notre rapport conflictuel au monde et à l’autre dans 40° sous zéro. Ali Moini propose une exploration d’une image dans Paradoxical Knives. Le danseur Lotus Edde Khouri collabore avec le musicien Jean-Luc Guillonet dans Reciprocal Scores en vue de montrer un agencement à vue de technique, corps, lumières et son. Claire Bergerault et Christophe Macé se rencontrent pour la première fois sur scène pour confronter leurs fantômes dans Dual.

Marie Béland poursuit sa recherche sur le visible et l’invisible sur scène avec Beside. Le projet Weaver initié en 2015 poursuit son travail autour de la question de la mémoire des gestes ouvriers et du monde paysan avec Weaver quintet. Structure Couple remix de l’adagio BW 564 de Bach, joué en live à l’orgue avec une chorégraphie dans Bakafon. Marie Desoubeaux présente une version courte de son travail théâtrale et chorégaphique avec Rester. Henrique Furtado et Aloun Marchal forment un duo qui détourne les enjeux du face-à-face et du corps-à-corps dans Bibi Ha Bibi. Le thé devient un élément qui ouvre la porte à raconter une histoire, celle Damnoosh avec Sina Saberi. Jean-Luc Guionnet lui nous montre l’extraordinaire magie de son instrument, l’orgue avec Inclinamen. Clément Vercelletto donne à voir et à entendre des gestes avec La Mélodie des choses. Ginevra Panzetti et Enrico Ticconi  invitent dans un paysage imaginaire dans Le Jardin. Nathalie Collantes nous convie à percevoir la danse autrement au sein d’une bibliothèque dans Une danseuse dans une bibliothèque. Alix Boillot nous plonge dans une performance à propos des possibles de l’imaginaire dans Scénographie potentielle.

Alban Richard nous incite à penser différemment nos moyens de résistances à ce qui nous entoure dans Vivace; Mădălina Dan, Agata Siniarska nous accompagne dans la création de leur monde dans Mothers of Steel; Kevin Jean veut détruire le statut du masculin toxique avec La poursuite du Cyclone; Aris Papadopoulos et Martha Pasakopoulou essaient d’appréhender leurs propres limites dansTouching.just; Yaïr Barelli souhaite nous rassembler autour de son histoire dans Dolgberg; Pietro Marullo nous entraine dans une dérive métaphorique de corps et de matière dans WRECK; Fernando Cabral nous propose le deuxième volet de son triptyque chorégraphique initiée en 2016 avec Une émotion – une pièce matérialiste (volet 2)Katell Hartereau et Léonard Rainis nous pousse à rencontrer cinq solitudes en attente avec Danse with dinosaurs; Caroline Laurin-Beaucage convie les spectateurs à assister en temps réel à son processus créatif durant 4 heures avec Habiter sa mémoire – En continu; les Yeux de l’Inconnu continue diverses explorations du plateau avec Les mots n’existent pas; James Batchelor propose une étude chorégraphique du corps humain à travers le prisme de la cosmologie, une cartographie de l’univers dans Hyperespace et des méthodes d’enquête autour de l’inconnu dans Deepspace; Dario Tortorelli avec son alter-ego, Romeo Heart pousse le public à réfléchir sur l’identité, l’individu et la société dans Transmotion – DIVEinD – Visual Poetry of Performing Bodies; Maud Blandel mène l’enquête en Italie sur le tarentisme dans Lignes de conduites; Olivier Dubois livre un solo intime qui explore les recoins de la mémoire du corps et sa capacité dans Pour sortir au jour et Alice Ripoll avec quatre danseurs originaires des favelas de Rio de Janeiro renversent les hiérarchies sociales et les rapports scène/salle avec aCORdo.

Alors, vous savez ce qu’il vous reste à faire pour vous laissez surprendre…. Notez dans votre agenda un festival qui décloisonne les arts pour les sublimer du 19 mars au 13 avril 2019. Merci Artdanthé.



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