Christophe Alévêque s’intéresse de très près aux informations données par les médias. Les sujets d’actualité ne manquent pas. Une occasion d’aiguiser sa plume pour mettre son humour au service de la critique.

Tout débute en 1991 où Christophe Alévêque fait son premier spectacle seul en scène. Son bagou se fait repérer par Laurent Ruquier qui l’invite dans son émission radio « Rien à cirer » sur France Inter puis « On va s’gêner » sur Europe 1. Il sera présent également présent lorsque le concept sera adapté à la télévision pour France 2 « On a tout essayé ». L’humoriste se fait ainsi connaître de la France entière ce qui permet de remplir les salles de ces spectacles. En 1998, il joue « Même pas peur », en 2002 « Alévêque ? », en 2006 « Debout ! », en 2009 Christophe Alévêque est Super Rebelle ! », en 2011 « Christophe Alévêque est Super Rebelle… et candidat libre ! », en 2014 « Christophe Alévêque dit tout », en 2015 « Ça ira mieux demain » et actuellement « Christophe Alévêque revient quand même ». Jamais il n’arrête de monter sur scène. Le lien entre ces spectacles est la politique et les actualités. Il épluche toutes les informations pour mieux les comprendre et les distiller avec un regard critique, moqueur et parfois méchant. La droite en prend plein la tête mais la gauche n’en est pas épargnée pour autant. Son idée de la gauche est si loin de celle qui existe qu’il ne prend pas ces gants pour les critiquer.

Pour son nouveau spectacle au théâtre du Rond-Point, son QG, il propose une fois par mois une revue de presse en lien direct avec l’actualité. Dernièrement, il a parlé des maillots jaune, de la politique libéral d’Emmanuel Macron, des millions cachés de Carlos Ghosn, des retournements de l’affaire Grégory et autres affaires macabres. Il use avec sagacité de sa liberté de ton pour faire son insolent. Comme aucun sujet n’est interdit ou tabou, il prend le droit de rire de tout qu’importe si cela ne plaît pas à tout le monde. Mais je crois qu’il peut se sentir rassuré quand il peut voir que presque toute la grande salle du théâtre du Rond-Point est remplie et que les rires se font entendre. On pourrait presque croire assister à une thérapie de groupe pour développer peut-être un esprit critique ou civique ou les deux. Le temps passe assez vite même l’humoriste se laisse parfois porter par l’improvisation. Voilà déjà plus d’1h30 qu’il est en scène. Il doit se dépêcher car il y a un autre spectacle après et il faut monter les décors. Les applaudissements sont chaleureux. Chacun repars content de sa soirée et se demande s’il va revenir à la prochaine revue de presse.

Pas de surprise, Christophe Alévêque reste fidèle à lui-même et à sa verve cruellement humoristique. Alors si vous appréciez son impertinence, vous serez servi.

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