moi-et-francois-mitterrand-bigHervé Laugier n’est pas un homme si ordinaire. Depuis 30 ans, il entretient une correspondance avec les présidents de la République. Il a une affection particulière pour François Mitterrand. D’ailleurs, il va nous raconter son histoire. 

Au début était un livre
Hervé le Tellier, auteur, chroniqueur, membre de l’Oulipo a publié un livre en mars 2016 chez JC Lattès nommé : « Moi et François Mitterrand« . Puis le texte est devenu une pièce mise en scène par Benjamin Guillard qui s’ouvre comme une conférence dans un bureau quasi présidentiel. Sur le mur du fond, un grand portrait officiel de François Mitterrand. 

3Hervé Laugier envoi une carte d’Arcachon au président pour le féliciter de son élection. A sa grande surprise, il va recevoir une lettre de l’Elysée. »Je n’en fais pas une affaire d’Etat et n’en tire aucune gloire personnelle, mais à partir de 1983, François Mitterrand et moi avons entretenu une correspondance assidue » A partir de ce jour, il ne va pas arrêter de correspondre avec les présidents pour leur parler de ces problèmes, de son chagrin d’amour, la perte de sa chatte Tchoupette, la précarité de l’emploi… 

François répond toujours. En plus, à chaque fois qu’il lui fait part d’un problème, il se résout presque à chaque fois. Il lui en est très reconnaissant ce qui mérite bien une lettre et un peu plus de familiarité. Puis, il a une réponse où il détecte l' »affection » dans le « style inimitable de François ». 

De François à François
Puis François Mitterrand est parti pour laisser la place à Jacques( Chirac) puis à Nicolas (Sarkozy) et à François (Hollande). Il a toujours continué à leur écrire mais leurs réponses n’étaient pas l’égal de l’écriture mitterrandienne. 

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Il n’était pas toujours d’accord avec les choix politiques mais c’était important de communiqué avec eux. Hervé était persuadé d’avoir créée une relation particulière avec les présidents. Mais les missives étaient toujours les même, la même réponse bureaucratique. Il est là le ressort comique. Le personnage ne se rend absolument pas compte que c’est la même lettre. Cela le rend à la fois pathétique et très attachant. 

Une cohérence dans l’histoire? 
Pour montrer les faits, il montre via un rétroprojecteur les courriers qu’ils reçoit et d’autres éléments comme la brochure de Funêtre. Un emploi qu’il a occupé à un moment et il a proposé au président de lui faire un prix pour refaire le double vitrage de l’Elysée.

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Et puis, derrière lui un mur avec un rideau rouge sur lesquels sont les portraits officiels des présidents. Bien entendu, ils n’ont pas la même taille et ne sont pas toujours droits. D’ailleurs, c’est souligné grâce à la magnifique lumière qui change aussi selon les lectures. 
La vraisemblance se fait surtout grâce au jeu très précis d’Olivier Broche. Ancien membre des Deschiens de Deschamps-Makeïeff, il habite son personnage avec force, fougue et passion. 1h10 seul en scène où il n’arrête pas de courir, de bouger, de se dépenser pour nous convaincre de son histoire. J’ai totalement cru en l’histoire et j’ai apprécié l’absurde de l’échange.
 Une pièce de théâtre qui saura surprendre et prêter à sourire en cette période électorale. 
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Théâtre de la Pépinière, 7 rue Louis-Le-Grand, 75002 Paris (métro Opéra)

Jusqu’au 31 mars 2017 • Actuellement du mardi au samedi à 19h. Attention nouveaux horaires à partir du 1er mars 2017 : du mercredi au samedi à 19h et le dimanche à 15h

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3 Comments

    1. C’était sympa et assez particulier 🙂
      En plus, comme je suis arrivée 1 min en retard, je suis rentrée dans le théâtre sans prendre mon ticket. Dommage, j’avais une invit 🙂

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