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Le théâtre de la Gaîté Montparnasse propose une création inédite autour d’une pièce mythique aux Etats-Unis : Cowboy Mouth. Patti Smith et Sam Shepard nous plongent en plein coeur des seventies à la rencontre de la beat generation.

Un homme, Slim (Cali) et une femme, Cavale (Marie Barraud) sont enfermés dans une chambre d’hôtel, dans le Lower East Side à New-York. Cavale a kidnappé Slim dans la rue, armé d’un révolver en espérant faire de lui une rock star. Ils restent ensemble clôt dans la chambre où la folie côtoie les utopies des seventies. Une histoire assez autobiographique des deux auteurs qui ont pendant quelques mois été en couple à partager leurs rêves dans une chambre du Chelsea Hotel.

L’idée de l’adaption vient de Marie Barraud lors d’un stage dans une école d’art dramatique au Lee Stasberg Institute. Elle travaille sur le texte et tombe sous le charme de l’histoire. Dès son retour en France, une obsession le monter. Après deux ans pour posséder les droits et travailler le texte, elle cherche son binôme.  Bénabar n’est pas très intéressé mais pense que son ami, Cali pourrait être l’homme de la situation. Et très vite ce dernier, sans ce connaître lui répondit: Ne fais pas cette pièce sans moi! Il y a dans ce texte toutes les raisons pour lesquelles je fais ce métier!. Il fallut encore trois ans avant que les répétitions débutent à Vernet-les-Bains avant d’arriver à la Gaîté Montparnasse.

L’esprit de l’écriture instinctive est totalement conservé par la mise en scène de Nicolas Tarrin car la folie est toujours présente. Une folie douce d’une histoire que l’on pourrait écrire avec une grosse consommation de drogue. Le côté égaré, perdu ou ailleurs est totalement incarné par le couple. Mais j’avoue que le jeux à fleur d’émotion, les larmes dans les yeux de Marie Barraud m’a époustouflé dans la justesse. Le fait que le spectacle soit aussi son bébé doit beaucoup jouer dans son interprétation. Pour ce qui en est de Cali, on le reconnaît à son geste systématique de remettre ces cheveux inlassablement en place. Son côté lunaire à toute sa place pour s’exprimer sur scène, mais avec moins de brio que sa partenaire.

L’histoire est assez étrange à mon goût quoi que très fidèle à l’époque d’écriture.Malgré quelques longueurs et moments abscons. J’ai regardé ma montre et avec surprise ou désarroi, le spectacle n’avait commencé que depuis 45 minutes. Puis vint le moment, que je considère comme la deuxième partie du spectacle, où un homard géant bleu arrive sur scène et le rythme s’accélère. Un sublime animal dans un costume magnifiquement travaillé arrivent, asticotent et l’histoire prend un nouveau tournant. Surtout quand un sosie capillaire de Cali arrive.

Un spectacle étonnant qui permet de nous plonger dans les années 70 aux Etats-Unis. Je n’ai pas été totalement convaincue et emportée mais le bon jeux des acteurs, la bonne occupation de l’espace, le bonheur des comédiens à jouer et l’accueil au théâtre était sympathique et souriant m’a plu.

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