gp1213_troilusetcressidaUne trêve se fait dans la guerre de Troie, qui oppose les grecs au troyens. Les ennemies se fréquentent comme d’anciennes connaissances, de bons amis. Cela va t’il mener à la paix? Bien entendu, que non….

Le fils conducteur du spectacle est l’Amour, cette douce passion qui touche Troïlus, fils de Priam et Cressida, fille du prêtre grec Calchas mais aussi les autres protagonistes de l’histoire. Un amour qui amène au désespoir, à la haine, à la folie, à la guerre et à la vengeance.

La belle Cressida va être échangée contre un prisonnier troyen, Anténor, au désespoir de ce jeune amour tout juste consommé. Ils se promettent fidélité et amour éternel mais le destin va en être autrement. Le coeur de la belle va être aussitôt de nouveau conquis. La rage l’emporte tout comme d’autres où leurs belles sont emprisonnées ou mortes. Même parfois, leur compagnon de vie et de coeur meurt au combat, la blessure donne rage et folie pour tuer celui qui à créer cette souffrance. La guerre n’en finie pas et l’absurdité de ce combat commence à devenir flagrante. Hector ne croit plus en cette guerre et Achille refuse de se battre.

Dans une sublime mise en scène de Jean-Yves Ruf qui par jeux de rideaux, de voiles et d’escaliers amovibles, on se déplace dans le temps et dans l’espace. De même des costumes à l’aspect simple qui permettent de situer les contextes des évolutions. Tout est majestueusement bien pensé et joué. Je reste toujours sous le charme de Loïc Corbery (Ajax) même en simple d’esprit et devient sous le charme de Michel Vuillermoz à la voix si virile qui incarne Hector, ce chef de guerre. Même si le son qui sortait de la bouche de Cressida (Georgia Scalliet) avait tendance à m’irriter, je l’ai trouvé très crédible dans le rôle de la femme amoureuse qui doit survivre dans ce monde d’hommes et de guerre.

Un bon moment malgré 3h00 de spectacle, qui sont passés assez vite. N’ayant pas lu l’Iliade, quelques références me manquait pour comprendre tous les liens entre les personnages.  Un bon moment de théâtre avec de performants et brillants comédiens… Je n’ai jamais été déçue par la Comédie Française, en même temps, il joue depuis 1680.

Sacré Shakespeare, il me surprendra toujours….

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